Actualités météo | Aucune pluie prévue en France avant cette date, de quoi aggraver encore la sécheresse
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Aucune pluie prévue en France avant cette date, de quoi aggraver encore la sécheresse

Publié par Claire Météocity , le 15 sept. 2026 à 09:52

Après un été brûlant et sec, on aborde la fin septembre sous l’emprise d’une sécheresse qui s’aggrave. Les conséquences touchent déjà les champs et les prairies, et même si on peut espérer quelques gouttes dans les prochaines semaines, aucune pluie significative ne viendra encore réhydrater les sols en profondeur.

Petit mûrier entre deux champs © Jean-Luc Duchêne

À retenir

  • Blocage anticyclonique des Açores bloque le flux océanique, limitant fortement les pluies sur l’Hexagone.
  • Précipitations déficitaires : -40% sur l’été, seulement 6,4 mm début septembre et 8,2 mm prévus fin septembre.
  • Sol asséché et cultures compromise : germination empêchée, pertes de récolte et achats de fourrage anticipés.

Un blocage anticyclonique qui s’installe durablement

On est confronté à une dorsale anticyclonique, cette zone de hautes pressions venue de l’anticyclone des Açores. Cette situation repousse les perturbations loin au nord, déviant le flux humide vers la Scandinavie et laissant l’Hexagone sous un ciel dégagé, avec peu d’apports en eau.

Même quand un front parvient à traverser le pays, il apporte seulement des pluies faibles, très localisées : entre le 1er et le 14 septembre 2026, il n’est tombé en moyenne que 6,4 mm sur l’ensemble de la France. Les dernières prévisions annoncent 8,2 mm attendus au total pour septembre, un chiffre bien inférieur au précédent record sec de septembre 1977 (13,7 mm).

Sécheresse aggravée : les sols n’absorbent plus

On sort d’un été déficitaire d’environ 40 % en précipitations. Le temps sec de septembre continue d’assécher les sols. Les quelques averses de début de mois n’ont pas réhydraté les terres en profondeur.

Dans de nombreuses régions, on relève que les sols, notamment argileux, se fissurent et empêchent la germination. Les racines se développent mal, des cultures comme le sarrasin ne donnent presque rien. Pour certains agriculteurs, le manque d’eau a déjà coûté 25 000 euros sur une parcelle.

  • Parcelle de sarrasin : trois à quatre graines par tige, parfois aucune production viable
  • Prairies en pâture : foin d’hiver entamé dès septembre dans plusieurs élevages
  • Autonomie fourragère perdue : des achats anticipés de foin deviennent incontournables si la pluie n’arrive pas avant la fin du mois

Aucune amélioration attendue avant la mi-octobre

Les prévisions indiquent que la situation devrait rester identique jusqu’à la toute fin du mois, voire au début d’octobre. On va continuer à traverser une période calme, avec quelques épisodes pluvieux possibles dans les prochains 15 à 20 jours, mais ils resteront anecdotiques et très localisés, sans effet notable sur la sécheresse globale.

On fait face à un scénario bien connu : temps calme, souvent ensoleillé, températures élevées pour la saison. Aucun retour significatif du flux perturbé océanique n’est attendu avant la mi-octobre. Pour beaucoup d’agriculteurs, on reporte déjà les semis d’automne et on envisage de modifier l’assolement au printemps.

On peut le voir sur la carte ci-dessous : la pluie semble éviter la France (mais aussi l'Espagne) avec un malin plaisir. Les petites précipitations éventuelles ne changeront rien à la situation globale. 

Un record de sécheresse centennale en vue

On constate que, si la tendance perdure, septembre 2026 pourrait devenir le mois de septembre le plus sec depuis au moins un siècle. On n’anticipe pas de retour durable du flux océanique, alors qu’il faudrait plusieurs perturbations actives pour réhumecter réellement les sols. En fin de mois, on surveille la Méditerranée pour un risque d’instabilité, mais ce scénario ne reste qu’une hypothèse pour l’instant.

Les conséquences dépassent le milieu agricole : prairies, cours d’eau, nappes phréatiques, tout l’environnement subit directement le manque d’eau. Si le temps sec se poursuit, on risque de vivre un automne marqué par le stress hydrique.

Sécheresse 2026 : les chiffres-clés à retenir

PériodePrécipitations moyennes FranceÉvénement marquant
Juin-août 2026-40 % de précipitationsÉté très sec et chaud
1er-14 sept. 20266,4 mmDéficit marqué début septembre
Prévision 30 sept. 20268,2 mm (prévu)Septembre le plus sec depuis un siècle ?
Septembre 197713,7 mmAncien record de sécheresse en septembre

Des conséquences lourdes dans les campagnes

La sécheresse impacte déjà la réalité du terrain : dans certaines exploitations, on perd d’ores et déjà la récolte, et des éleveurs de zones comme l’Aveyron sont contraints d’acheter du fourrage bien plus tôt que d’habitude. L’avenir des cultures d’automne est remis en cause localement. Si les conditions perdurent, certains producteurs perdront leur autonomie fourragère régionale.


FAQ - Questions fréquentes

La sécheresse s’est aggravée en septembre 2026 en raison d’un blocage anticyclonique lié à l’anticyclone des Açores, qui repousse les perturbations vers le nord et dévie le flux humide vers la Scandinavie. Résultat : un ciel dégagé et des pluies très faibles et localisées, avec seulement 6,4 mm mesurés entre le 1er et le 14 septembre et 8,2 mm prévus pour tout le mois.

Les sols, notamment argileux, se fissurent et n’absorbent plus l’eau en profondeur, ce qui empêche la germination et limite le développement des racines. Des cultures comme le sarrasin donnent très peu, parfois aucune production, et certains agriculteurs subissent déjà des pertes importantes, jusqu’à 25 000 euros sur une parcelle.

Aucune amélioration significative n’est attendue avant la mi-octobre : les prévisions annoncent une période calme jusqu’à la fin du mois et peut‑être début octobre, avec seulement des épisodes pluvieux anecdotiques et très localisés qui ne réhydrateront pas les sols en profondeur. Le retour durable du flux océanique n’est pas anticipé avant la mi‑octobre.

La sécheresse affecte aussi les prairies, les cours d’eau et les nappes phréatiques, entraînant un stress hydrique généralisé. Si la situation perdure, on risque un automne marqué par des pertes de récolte, une perte d’autonomie fourragère pour certaines régions et des achats anticipés de foin par les éleveurs, comme déjà observé dans plusieurs exploitations.

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